Le 1er, 2 et 3 juillet 2009 à la Faculté des Sciences Economiques de Rennes se sont déroulés les étés TIC. Un événement très réussi sur le thème “Culture (s) et connaissances en réseaux : co-produire, innover, partager”.
Voici quelques notes “pense-bête” prises lors de l’atelier “Réseaux sociaux et territoire”.
Intervenants : Norbert Friand (Rennes Métropole), Richard Delogu (la Ruche), Loïc Hay (ARTESI-IDF) et Charles Nepote (FING)
Depuis quelques temps, le réseautage social est devenu incontournable et les usages se sont massifiés. De nombreux services web se sont développés, revêtant des caractéristiques communes :
- liaison d’entités sociales, d’individus entre eux
- facilité d’interaction
- combinaison d’une dimension personnelle
- échanges
On observe deux catégories principales de réseaux sociaux :
- réseaux sociaux horizontaux : non dédiés à une thématique particulière ou à un territoire. Exemple : Facebook, Twitter
- réseaux sociaux verticaux : ciblés sur un thème, ayant une stratégie de niche. Exemple : Viadeo, La Ruche.
Cependant, ces deux types de réseaux sociaux reposent sur des schémas similaires :


Émergence des réseaux sociaux locaux :
Un réseau social local est un réseau vertical ancré dans un territoire. Échanges de services, entraides entre habitants d’un même quartier, petites annonces…etc. Autant d’actions développant la notion de proximité et mélangeant le virtuel au réel.Les plus connus sont Peuplades, MaRésidence ou encore Voisinéo.
Enjeux et opportunités des réseaux sociaux :
Le réseau social est un outil avec des modalités de communication et de collaborations riches. C’est en fait la somme de toutes formes de communications. Pour un individu, il constitue un levier des usages de la relation aux autres :
- expression de soi
- construction de soi
- commodités (gains de temps, agrégation des services…)
- maîtrise (protection des données, disponibilité…)
Mais pourquoi développer un réseau social territorial ?
- renforcer une identité numérique déjà partie intégrante de notre vie quotidienne
- émanciper les habitants, les sociabiliser
- révéler l’hyper local (communication) et rendre visible des services qui le sont peu sur les grands médias
- faciliter le feedback
Ce qui ne marche pas :
- refaire un service déjà existant
- reproduire le silo social. Si on est sur Facebook, on ne peut être en contact avec les utilisateurs de Myspace. (différent dans le offline)
- multiplier les identités (contreproductif).
Un cahier des charges idéal ?
- plateforme génératrice plutôt qu’un outil intégré (facilité d’utilisation)
- infrastructure ouverte
- liberté d’accessibilité
- gouvernance décentralisée des services de la plateforme (restreindre les freins à l’usage)
- notions utiles à l’ancrage social
- gestion de l’hétéronymat (capacité à pouvoir gérer plusieurs personnalités)
- accès des données publiques ouvertes, géolocalisation
Rôle des acteurs publics :
- incitation/règlementation : labélisation des services
- opération d’ identité décentralisée => tiers de confiance
- opération de plateforme ouverte
- expérimentation de services
La Ruche : réseau social local de Rennes. Il a pour volonté d’établir des relations entre les rennais. Relations, qui dans un premier temps sont virtuelles, puis prolongées dans le réel selon le désir de ses utilisateurs.
Ce réseau veut développer un sentiment de confiance ainsi que valoriser les événements de proximité.
Habitants et associations sont les deux principaux acteurs.
N’hésitez pas à vous rendre sur le site des Eté TIC pour visionner les podcasts, le twittywall, les interviews des intervenants et beaucoup d’autres informations.
CG